25.06.2008

Franck LEBEAUF



Une nouvelle preuve qu'en football, le collectif est primordial: Franck LEBOEUF était bien plus performant avec L.BLANC ou M.DESAILLY, qu'il ne l'est avec Thierry ROLLAND.



21.06.2008

Le TOUR de l'EURO en un COUP de ZAPPETTE


C'est la mi-temps de Croatie-Turquie.
Pour changer d'air, un petit coup de zappette, direction Thalassa, sur France 3.

Nous voici dans une île microbienne de l'archipel Indonésien. Dépaysement total, simplicité de la vie: une pirogue, une ration de riz, du poisson grillé, des enfants qui jouent.

Parmi eux, un garçon d'environ huit ans, dans un maillot rouge.
Sur son dos est écrit "10".

Et juste au-dessus "TOTTI".

20.06.2008

Par les AILES



Depuis environ 35 ans que je vois des matches sur le petit écran, il me semble que la façon de les filmer n'a guère évolué.

Bien sûr, l'investissement matériel est aujourd'hui bien supérieur, mais les procédés sont toujours les mêmes: plans larges de côté, en vue plongeante, entrecoupés de plans serrés à hauteur d'homme pendant les temps morts.

Et pourquoi jamais de plans face au but, notamment sur les coups francs et les corners?
L'habitude des matches télévisés crée toujours de la surprise lorsqu'on retourne au stade: comme le terrain est large; et combien il faut courir pour défendre d'une touche à l'autre.

La vision de côté écrase les distances: la largeur du terrain, et celle du but.
Et elle amoindrit l'effort des courses.

Elle rend le foot trop facile.

19.06.2008

Ne pas RATER le COACH



C'est la mi-temps de France-Italie, et pendant la vaisselle, j'entends à propos du remplacement de S.NASRI par J.A.BOUMSONG:

* E.SACCOMANO sur RTL: "c'est un coaching minable", mais le vieil Eugène n'appartenant ni à la génération de L.THURAM ni celle de B.GOMIS, mais plutôt à celle de R.KOPA, on pourra passer outre...
* R.COURBIS sur RMC: "c'est une faute professionnelle", mais la notion de faute, chez un repris de justice (et même de justesse), est sans doute très relative...
* G.ROUX sur Europe 1: "n'importe quel entraîneur aurait fait rentrer un défenseur central, et personnellement j'aurais aussi sorti NASRI", mais notre éleveur de champions restant sur un échec éclair à Lens, ses foudres mériteraient d'être quelque peu canalisés...

Alors qui croire?

Le Bar des Sports aurait eu des intervenants moins prestigieux, mais les avis auraient été du même tonneau.
Patron?... Un autre!

15.06.2008

Les REGARDER moins pour qu'ils TRAVAILLENT plus



La tendance actuelle est de critiquer la politique du staff des Bleus, de fuir les journalistes, de se calfeutrer, jusqu'à l'isolement le plus paranoïaque.

Pour pointer au doigt encore davantage cette attitude, on rappelle aux joueurs et à leurs cadres que le football est un sport populaire, et que les millions que se répartissent ces quelques privilégiés n'emplissent leurs poches que parce qu'il y a des gens pour les regarder jouer.

Justement!
On aime à les voir jouer, et c'est le moteur de l'industrie du football, mais est-ce une raison pour exiger de les voir tapoter le ballon à l'entraînement?

Le prix d'un Picasso n'est pas dans dans ses laborieuses études de nu. La valeur d'Horowitz n'était pas dans ses gammes fastidieuses.

13.06.2008

TRISTE ITALIE



L'obsession avec laquelle l'équipe italienne s'est efforcée d'obtenir un penalty tout à l'heure contre la Roumanie relevait du pathétique!

Et le désappointement de Roberto DONADONI à chaque plongeon de ses joueurs lui donnait le visage d'un entraîneur qui espère.
Pas celui d'un entraîneur qui décide.

11.06.2008

COMMENTATEURS HORS-JEU



En marquant le premier but des Pays-Bas contre l'Italie, Van NISTELROY a donné une nouvelle occasion aux commentateurs du foot de montrer leur légèreté.

Rappelons que la question était de savoir si le buteur était hors-jeu, sachant que PANUCCI, blessé, gisait derrière la ligne de but.

Chacun a pu y aller de sa conviction, remettre sur le tapis l'intérêt de la vidéo dans l'arbitrage, sans jamais se référer au seul argument décisif: que dit la règle?

Faire cette recherche aurait permis de trancher. Mais la règle n'intéresse personne, et tout le monde a raison quand il s'agit de football: il suffit de parler plus fort que son voisin.

Un peu comme au Café des Sports...

07.06.2008

GARE à la CONSIGNE



C'est le premier jour de l'Euro, et on nous a refait le coup des "consignes particulièrement sévères" reçues par les arbitres pour que la compétition se déroule sans accroc.

Portugal-Turquie, 1ère minute: C.RONALDO se laisse tomber pour obtenir le coup franc. A un mètre de là se trouvait l'arbitre assistant, qui a préféré ne rien dire.
Portugal-Turquie, 90ème minute: NANNI se fait torpiller le tibia par un défenseur Turc lancé semelles au vent. Toujours pas de faute signalée.

La consigne est peut-être sévère, mais sans doute à cause de Vigipirate, il se trouve qu'elle est fermée.


06.06.2008

QUAND on PARLE de FOOT



Le magazine France Football proclame fièrement: "quand on parle de foot... on parle de foot!".

C'est exactement ce qu'on pourrait leur reprocher: pourquoi ne pas aussi parler d'argent, de télé, de racisme, de société, etc? Le foot ne peut pas être que le foot, ce serait trop triste...

Bien sûr, cela supposerait qu'on ait dans sa rédaction des Antoine BLONDIN, ce qui n'est pas si fréquent...

Tant pis, parlez de foot, et servez-vous donc encore un verre.

01.06.2008

DISGRÂCES

Les cameras, autour du football, sont devenues bien indiscrètes, et avec quelle efficacité!

Grâce à elles, deux visages ont été frappants, ces temps-ci: celui d'Hatem BENARFA, torturé par la frustration de ne pouvoir entrer en finale de Coupe de France, et celui plus auguste, de Djibril CISSE lors de France-Equateur, comprenant dans la plus grande dignité que Bafétimi GOMIS venait de le supplanter.

Deux faits anodins, élevés au rang de drame, par la télévision.

22.05.2008

TABOU


L'expulsion de Didier DROGBA hier, en pleine finale de la Ligue des Champions, est un incident désormais classique.

Il a été sanctionné, non pour un acte de violence, mais seulement pour un geste, ni méchant, ni très répréhensible en soi, mais condamnable du fait des usages de l'arbitrage.

En effleurant le visage de son adversaire, il ne l'a pas blessé, il n'a pas trahi l'esprit du jeu, mais il a enfreint un principe, en vertu duquel l'arbitre peut l'exclure.

Sachant que ce geste peut suffire pour un carton rouge, il avait le devoir de le réprimer, de se contrôler.

Ce principe d'arbitrage joue comme un tabou: à un comportement sont associés un interdit et sa sanction, et nul ne doit l'enfreindre, quelles que soient les circonstances, et si peu visible que soit la cohérence de cette construction.

On pourra préférer les principes inverses qui prévalent en rugby, où seules sont sanctionnées les atteintes à l'esprit.

17.03.2008

Le CHAUDRON INTERIEUR



Je me souviens que, lorsque Dominique ROCHETEAU marquait un but, parfois, il levait un bras en courant se replacer dans son camp.

C’était pour lui le comble de l’exubérance...

03.01.2008

L'ARGENT ne FAIT pas le CLASSEMENT

Depuis quelques saisons, il est de bon ton de déplorer la qualité de notre Ligue 1.
Un reproche habituel se fonde sur l'incapacité des équipes prétendument solides à rouler dans la roue de l'Olympique Lyonnais.

On ricane des Parisiens quand les Caennais viennent gagner au Parc, et des Marseillais ou des Monégasques quand ils en arrivent dès le mois d'octobre à viser le maintien.

Mais souhaiter que les gros battent toujours les petits, n'est-ce pas vouloir que l'argent triomphe encore davantage?
Dans ces conditions, un championnat est-il encore nécessaire, ou ne pourrions-nous pas nous contenter d'un classement basé sur le bilan comptable des clubs?

02.12.2007

PRIX ORANGE

Les Marseillais jouent en orange en Ligue des Champions.
Ainsi que les Messins et les Caennais en Coupe de la Ligue.

Cette frénésie pour les couleurs de Lorient a de quoi... désorienter.

01.12.2007

L'AUTRE PAYS du FOOTBALL

Le Néerlandais ZENDEN est le meilleur apport du recrutement marseillais pour cette année.

Outre ses dribbles déroutants, on lui doit en effet un surprenant maillot couleur mimolette.

19.11.2007

BALLON de PLOMB... dans la CERVELLE

Le magazine "les Cahiers du Football" a la bonne idée de contrer France Football et son Ballon d'Or, mais las! c'est avec un "Ballon de Plomb" destiné à distinguer les plus mauvais joueurs.
On voit d'ici avec quelle gourmandise seront hachés menu menu les MENDY, BARTHEZ et DHORASOO.

Dans le même ordre d'esprit, nul besoin de créer un "Stylo de Merde", car on ne saurait départager les journalistes des Cahiers...

18.11.2007

La PENSEE CHALOUPEE de DOMENECH

Toujours aussi labyrinthique, la pensée de Raymond DOMENECH...

Le sélectionneur des Bleus se vexe et se braque quand on lui dit que la victoire italienne de samedi qualifie son équipe pour l'Euro: non, les Bleus se sont qualifiés sans l'aide de personne!
Pourtant, il déplore que le résultat italien en Ecosse prive son équipe d'une qualification sur le terrain en Ukraine.

Exactement comme si la France avait gagné son billet à la loterie.

04.04.2007

La Coupe est vide!

Dans un de ses poèmes,Raymond Queneau faisait remarquer que la moutarde n'avait pas bon goût, si elle arrivait au dessert.
 
En disputant sa finale de Coupe de la Ligue samedi dernier, l'Olympique Lyonnais voyait son dessert arriver en mars, c'est-à-dire, à l'échelle d'un repas, au moment du fromage.
De surcroît, en l'absence d'une fin heureuse en Ligue des Champions, le gâteau présenté aux papilles lyonnaises - généralement bien entraînées - était dépourvu de la cerise qui toujours le surmonte dans les grandes occasions.

Maintenant que le match est joué, on réalise que ce gâteau, bien arrosé de Bordeaux, n'était qu'un soufflé.
... et les Lyonnais sont repartis chocolat.

08.03.2007

JOURNALISTES HOOLIGANS



Week-end noir pour le football en France pour cause de hooliganisme...

Le cas de Sedan mis à part - groupuscules franchissant les frontières dans le seul but d'affronter des bandes rivales - il serait temps que la presse s'interroge aussi sur l'impact de son attitude les jours précédant les matches réputés chauds.
En quoi un match entre Lyon et St-Etienne doit-il nécessairement faire bouillir les supporters des deux équipes? En regardant les choses en face, il est évident que Lyon est assuré du titre 2006/2007, et que St-Etienne n'a qu'un mince espoir de se raccrocher au wagon de l'Europe. Le match qui les oppose à 3 mois de la fin de la saison n'est qu'un match de routine, et ce peu d'enjeu ne justifie pas qu'on en attende des débordements, ou pire, qu'on les promette.
De même, un OM-PSG, depuis quelques années n'est plus un sommet du championnat, et l'ambition de ces clubs de terminer au mieux la saison dans le ventre mou du classement n'explique pas l'échauffement des esprits.

On est en droit d'attendre que ces matches nous soient présentés pour ce qu'ils sont, et non pour l'éternelle revanche d'incidents survenus vingt ans plus tôt...

Il faudrait aussi que les présidents de ces clubs cessent d'aborder ces matches comme étant "particuliers" ou "sensibles", au seul motif de contentieux ancestraux.

03.03.2007

CHIC... LE GUEN


Même s'il reste très éloigné de l'allure d'un Guy ROUX au bonnet de grosse laine, on apprécie que Paul LE GUEN se présente sur les bancs de touche sans cravate, mais sans jamais se départir de son élégance naturelle.
Il est devenu pénible que dans le football moderne, tout soit standardisé, jusqu'aux impeccables costumes des Trapattoni et Wenger, comme des candidats à une élection présidentielle.
Cela les rend louches...

21.02.2007

GUERRES DE CLOCHERS... OU DE CLOCHES?



Les Lillois ont peut-être joué hier leur dernier match européen à Lens. C'est l'occasion de revenir au début de cette campagne européenne, au mois de septembre 2006...

Le Président du RC de Lens racontait alors par quels affres il avait dû passer, avant de permettre à ses valeureux voisins de jouer à Lens, le temps que Lille se dote d'un stade aux normes de l'UEFA.
A l'écouter, c'était la mort dans l'âme, mais enfin! il fallait bien se résoudre à se montrer magnanime, pour la gloire du sport français. Il comprenait le désarroi des supporteurs lensois à cette décision, mais il fallait se faire violence, et oublier les clivages ancestraux.
On comprend bien que se trouvaient sous-jascents à de tels propos qu'il est de la nature d'un Lensois d'entraver un Lillois, et donc, contre nature de l'aider.
Par extension, un Stéphanois ne peut encadrer un Lyonnais, et un Marseillais a bien raison d'insulter (au mieux) un Parisien.

Il convient donc de rappeler que ces attitudes n'ont rien de naturel, et qu'elles ne subsistent que par la force du mimétisme propre au folklore des clubs de supporteurs, lui-même entretenu par le psittacisme des médias.
Relayées par un ponte de la Ligue de Football Professionnel, elles n'en sont que davantage inopportunes.


09.02.2007

L'AMOUR DU MAILLOT

Les présidents, managers et entraîneurs des clubs de fooball sont devenus de grands communiquants. Cela signifie qu'ils sont passés maîtres en l'art d'entourlouper l'opinion, par des paroles creuses, quand elles ne sont pas mensongères.
C'est ainsi qu'ils reprochent habituellement à leurs joueurs en phase de négociation salariale, ou en quête d'expatriation, de ne pas "respecter le maillot".

Mais eux, le respectent-ils, le maillot?
A quoi rime un PSG enrobé de tuniques chocolat, quand les couleurs du club - et avant, celles de la Ville de Paris - sont historiquement le rouge et le bleu?
Quel sens a un maillot rouge pour l'équipe de France, à la place de l'ancestral bleu (de France).
Quel sens, en effet... Le sens des affaires, peut-être?


08.02.2007

LE PIQUIONNE ET LA FONTAINE

En quittant St-Etienne pour Monaco, F.PIQUIONNE a renversé la fable de la Fontaine d'un surprenant retourné acrobatique: le transfert vers Lyon qui se tramait, mirobolant comme un boeuf, s'est fait grenouille, minuscule sur son gros rocher.
Plouf.


07.02.2007

COUP DE MERCATO...NNERRE

Si les soldes se poursuivent encore pour quelques jours (à condition de s'habiller en-dessous de la taille 34 ou au-dessus du 62), le mercato 2007, quant à lui, est bien fini.
On pourra toujours ergoter sur les renforts (présumés) du PSG, ou les chassés-croisés entre Lens et Rennes.
Il n'en demeure pas moins que c'est sur l'Olympique Lyonnais que le coup de tonnerre de ce mercato s'est abattu .

Ce n'est pas Coupet qui a fait sa valise (malgré son expérience passée), ni Juninho qui s'est permis ce coup pas très franc.
Non. Il s'agit d'un de ces joueurs de l'ombre, travailleur obstiné, et infatigable serviteur du club. Rarement aligné au coup d'envoi, mais souvent décisif en fin de match, on peut lui attribuer sans erreur une bonne dizaine de victoires sur la seule saison 2006/2007.
Jamais à la une des journaux pour une exigence salariale démesurée, une sortie nocturne trop arrosée, ou un mariage outrageusement pipole, on apprécie son humilité et son professionalisme sans faille.
Sûr que l'OL regrettera longtemps le départ de Baraka.


06.02.2007

HISTOIRES D'ARGENT...INE

Le prochain match des Bleus, mercredi soir, nous donne une nouvelle occasion de nous épater de l'imagination mercantile des industriels du football.
En effet, la sélection Argentine, par contrat, s'est engagée à confier l'organisation de ses matches amicaux à une société privée, qui a imposé qu'ils soient disputés en Europe.
Par souci de limiter d'éprouvants trajets aux internationaux Argentins, tous pensionnaires des meilleurs clubs du vieux continent? On pourra en douter, et plutôt supposer qu'il y a davantage de retombées commerciales de ce côté-ci de l'Océan...

Maintenant que la brèche est ouverte, plus rien n'empêche d'imaginer que la France pourra un jour recevoir ses adversaires à Londres, par égard pour les produits dérivés au nom de Thierry HENRY.
Et, qu'on y songe, quel confort pour la Sélection des USA, si elle pouvait disputer ses matches à Bagdad!

      

12.01.2007

Le footballeur Coca-Cola

David BECKHAM vient d'annoncer son intention d'aller jour aux USA, pour y finir sa carrière, vautré sur un matelas de dollars.

Rappelons que le football est un des rares domaines où les Etats-Unis incarnent le Tiers-Monde.

On en déduit donc que le footballeur David est sacrifié par l'entreprise commerciale BECKHAM, dans l'unique souci de la rentabilité optimale.

On connaissait le goût du joueur pour les positions excentrées, lui permettant d'ajuster des centres si particuliers. Mais en gagnant la Californie, il s'excentre au delà de la ligne de touche et, pire encore le concernant, hors du cadre des écrans...

02.12.2006

CANNAVARO, Ballon d'Or 2006

Il convient tout d'abord de pointer cet étrange procédé d'élire la meilleure individualité d'un sport collectif. Bien sûr, CANNAVARO n'est rien sans Buffon, qui n'est rien sans Materazzi... qui n'est rien sans Zidane (mais c'est un autre débat).

Ensuite, on doit effacer (d'un dribble chaloupé) les critiques des piliers du Bar des Sports, toujours pas remis de ce qu'on lui ait préféré notre Titi-HENRY-national-à-nous-qu'on-adore.

Enfin, et puisqu'on n'empêchera ici ni la starisation ni le chauvinisme, on observera que cette Boule d'Or récompense le talent personnel d'un footballeur, sans qu'on puisse (relire le premier paragraphe de cette note) le dissocier du palmarès obtenu avec son club et son équipe nationale.

Et le palmarès du club, en l'occurrence, fait tache sur le maillot noir et blanc, en forme de barreaux de prison, de CANNAVARO.

 

27.10.2006

La Coupe de la Ligue sur France Télérogatons



France Télévision, avec la Coupe de France et la Coupe de la Ligue, a pu obtenir quelques droits de retransmission, en forme de rogatons.
Que cette société n'ait qu'un porte-monnaie limité pour ce type d'achats n'est pas répréhensible en soi, d'autant que nous contribuons grandement à l'alimenter. Ce serait même plutôt l'indice d'une légitime prudence.
En revanche, est répréhensible cette façon qu'a la chaîne de "survendre" les matches de ces compétitions. A croire leurs commentateurs, chacune de ces rencontres est la plus excitante de l'année. Ils mettent même tant d'insistance à déceler des signes de la motivation des joueurs, de l'ambition des entraîneurs, et de l'intérêt du public, qu'on aurait tendance à mettre tous nos efforts à trouver des preuves du contraire, et sans trop se forcer: équipes réserves alignées, tribunes dégarnies...

Ce comportement est très insultant pour le spectateur, généralement lui-même footballeur, ne fût-ce que le dimanche, à qui l'on dénie de la sorte la moindre capacité à comprendre ce qui se passe sur les terrains.

A chacun son rôle: que France Télévision diffuse les matches, et les télé-spectateurs adhèreront spontanément si le spectacle est bon, sans qu'il soit besoin de leur faire prendre des décalcomanies pour des Picasso.

24.10.2006

Pas le bienvenu... sur Europe 1


Europe 1 a franchi un nouveau cap, depuis la rentrée, dans la médiocrité de ses discussions autour du football. L'émission "Bienvenue au club", le lundi soir, a pourtant été confiée à Pierre-Louis BASSE, caution culturelle de la station; c'est que le monsieur a écrit des livres...
Bien que constituée de débats, l'émission se distingue davantage par sa musique que par ses paroles: le ton employé par les intervenants l'emporte toujours sur la précision du propos. On s'y indigne de la qualité de l'arbitrage ou de la couleur des maillots toulousains, on y critique en vrac les manoeuvres du G14 ou le manque de buts en L1, on s'y lamente sur le bon vieux temps du stade de Reims, on y déplore (façon crocodile) le poids de l'argent et des médias dont on s'engraisse.

P.L.BASSE, outre son habit de chef d'orquestre, endosse volontiers celui de poly-instrumentiste pour ajouter encore à la confusion. Pour se dédouaner, il lâche parfois des noms: Verlaine, Derrida, Daeninckx, espérant sans doute par là bénéficier de leur hauteur de vue présumée.
Le monde politique est aussi appelé à la rescousse. A moins que ce ne soit ce bruyant Bar des Sports qui lui serve le viandox?

Vous n'avez qu'à citer Marseille, on vous aboiera dessus. Dhorassoo? On ricanera! Et pour Domenech? Des insultes (pour lui, et pour vous)!

Non, P.L.BASSE ne sera pas le Kleber HAEDENS ni l'Antoine BLONDIN du football.
Le poste reste toujours à pourvoir...


21.09.2006

Six doigts... et aussi deux pieds!

Quand vous êtes brésilien, et que vous parvenez à devenir footballeur professionnel, la vie vous a beaucoup donné.
Mais quand on ne parle de vous que pour mettre en avant une singularité physique, elle vous reprend beaucoup.


19.09.2006

Passes décisives



Comme chaque chose, le football doit se soumettre au règne de la quantité.
C'est ainsi que, au milieu de statistiques en tous genres, on comptabilise les passes décisives.
Est réputée décisive la passe qui conduit immanquablement au but. Tu me fais la passe devant le but vide, et je marque, c'est un point pour toi. Si je tire au-dessus, ta passe est d'aussi bonne qualité, mais tu ne marques plus de point, par ma faute. On voit par cet exemple, qu'il vaut mieux passer le ballon à Thierry HENRY plutôt qu'à moi, si l'on veut bien figurer au clasement des passeurs.

(Et pourquoi ne pas récompenser aussi celui qui fait la passe à celui qui fait la passe à celui qui marque?)


06.09.2006

Le bont goût d'autrefois


Le week-end prochain aura lieu le bouillant PSG-OM, dont on retiendra comme le veut l'usage, plus que le score, le nombre de policiers mobilisés pour l'occasion, de voitures caillassées, et d'injures en tous genres. On aura peut-être aussi quelques blessés, sur ou hors du terrain.
Donc, on s'en fout.

Le match de la semaine, bien que disputé à l'été 2002, restera ce Bhoutan-Montserrat, relaté par la télé franco-allemande Arte.
Entrée gratuite au stade, bhoutanais grimés en caribéens pour compenser le déséquilibre des supporters, danses et musique entre adversaires avant et après le match, aucun équipementier sous contrat avec les deux fédérations... Un vrai paradis!

Au Bhoutan, on fauche à la main et bénévolement le terrain (mais pas les adversaires).
A Montserrat, il n'y a pas de fumigènes, car on se souvient avec douleur de l'éruption volcanique de 1997 qui a ruiné l'île.
Et quand les deux équipes s'affrontent, la Coupe est remise conjointement aux deux capitaines, et chacun en conserve la moitié.

Tous renseignements ici: theotherfinal.com

02.09.2006

Rumeurs

Le 31 août étant passé, les rumeurs de transfert vont pouvoir cesser.
Mais que les amateurs de potins se rassurent: dans quatre mois, commence le mercato!

30.08.2006

Pauvre France

On sait qu'en France la théorie du déclin a toujours du succès, et que cela durera tant qu'il y aura des français.Le championnat de France de Football, lui aussi serait en déclin. Aussi, ce qui surprend dans ce déclin-là n'est pas son existence, mais plutôt l'indicateur utilisé pour la démontrer: le nombre de buts marqués, en nette chute au fil des saisons.

Deux remarques s'imposent donc.
Il convient de rappeler tout d'abord le bon vieux dicton selon lequel il n'y a pas de but sans faute. D'ailleurs, personne n'est dupe et l'on aime à se moquer de l'efficacité des attaquants du championnat anglais en la mettant en balance avec l'étonnante décontraction de ses défenseurs.
Ensuite, on peut s'interroger sur la pertinence du raisonnement: pourquoi une moyenne de buts par match de 1,9 rendrait-elle une compétition moins intéressante qu'une autre offrant une moyenne de 2,3? Et à la fin d'un match, quelle trace peut bien laisser l'absence de 0,4 but? Quand on a vu, comme à la dernière Coupe du Monde, des défenseurs Serbes immobiles encaisser 6 buts contre l'Argentine, que vaut le spectacle?

Il vaudrait mieux mesurer à l'aide d'autres outils la qualité technique des matches.
Par exemple, l'affluence dans les stades, qui se maintient depuis des années, à hauteur d'environ 21000 spectateurs par match. Il serait bien surprenant qu'il y ait toujours autant de monde à venir s'ennuyer dans les tribunes.
Autre indicateur: les joueurs étrangers de classe internationale qui fréquentent nos pelouses. La Ligue 1 a tout de même accueilli très récemment Ronaldinho, Edmilson, Anderson... Et on continue à y voir Pauleta, Cris, Tiago, Beye.
Tous maso, eux aussi?


29.08.2006

Cour de récré

Après son transfert loupé, F.RIBERY s'est pour la première fois rendu légèrement antipathique:
Je veux quitter l'OM, jouer la Ligue des Champions m'irait bien, ma décision est prise.
Puis: j'aime l'OM et son public, je reste.
Entretemps, bien sûr, on discutait gros sous entre le club et l'agent du joueur. L'échec de ces négociations faisait renaître les sentiments du joueur pour Marseille.

Et puis, le petit RIBERY s'est remis à galoper, comme un bambin dans la cour de récré. Oubliées les fâcheries avec le dirlo, et les bouderies des copains.
C'est là qu'est le miracle: car notre petit RIBERY aurait pu s'entendre dire: "t'es plus notre copain, on ne veut plus jouer avec toi" ou "comme tu es un mauvais camarade, tu es exclu de l'école, le temps de te calmer". Mais au lieu de cela, en le voyant courir de droite et de gauche, le petit RIBERY est à nouveau apparu comme un gentil gamin, qui passe son temps libre avec un ballon dans la rue.
En quelques cavalcades, il a réussi à faire oublier toutes les maladresses passées, et les insultes lâchées sans y penser.

Comme beaucoup d'autres, il vaut mieux lui passer le ballon que lui tendre un micro.

22.08.2006

Du 15 au 31 août: la grande quinzaine des transferts

On apprend que W.GALLAS, pour avoir voulu entamer un bras de fer avec les dirigeants de Chelsea, s'expose à jouer la saison qui commence avec la réserve du club.
Le joueur est talentueux et plutôt sympathique, et perdre ainsi un an serait un drame pour un footballeur de cette trempe. De plus, ses adversaires du moment étant l'indélicat J.MOURINHO et l'insolent ABRAMOVITCH, on serait tenté de souhaiter une issue heureuse au gentil William.

On restera pourtant lucide, et donc neutre dans ce litige, dans la mesure où ses protagonistes, petits ou grands, méchants ou braves, jouent tous le même triste jeu: j'arrive et je prends la monnaie, je t'embrouille, je repars et je reprends la monnaie!
Les gros clubs recrutent 3 joueurs de classe internationale par poste, et appauvrissent d'autant leurs rivaux. Les joueurs s'engagent pour 3 ans et ruent dans les brancards après 3 mois si la tête de l'entraîneur leur déplait. Et les agents provoquent les mouvements incessants des joueurs pour en tirer de belles commissions.
Tout cela est une industrie bien huilée où chacun semble trouver son compte. Alors quans la mécanique se grippe, on a du mal à s'apitoyer.

Rappelons donc que selon les dictionnaires, le football est un jeu collectif dans lequel chaque équipe doit s'efforcer de faire pénétrer un ballon dans le but adverse.
C'est cela qui fait vibrer les tribunes, et pas les rencontres où des costumes rayés s'efforcent individuellement de faire pénétrer des billets dans un portefeuille.

16.08.2006

Y a plus d'saisons!

Le PSG est-il déjà en crise? Les nouveaux Bleus sauront-ils se maintenir au niveau atteint par ses récents retraités? Quel avenir pour R.DOMENECH? Lyon a-t-il suffisamment recruté pour progresser en Ligue des Champions?...
Le 15 août vient à peine de passer, et nous voici déjà sommés de nous passionner pour les choses du football, comme au temps des finales et des fins de championnats.

La planète Football est devenu un vaste jardin, où l'on tente de nous faire prendre les primevères pour des hortensias, et les framboises pour du raisin.
Gare à l'indigestion...

24.07.2006

Fidélité

Le football étant devenu un sport plus individuel que collectif, on apprécie encore davantage les joueurs dont le nom reste attaché à un maillot:
blanc pour RAUL, rayé noir et blanc pour DEL PIERO, rouge pour P.SCHOLES, ... que des bons!

23.07.2006

Etat d'esprit

Comment juger de l'état d'esprit d'un footballeur?
S'il a, en deux saisons, porté trois maillots différents, dont un turc et celui de l'Olympique de Marseille, cela trahit à tous les coups une grande instabilité, voire un manque de sérieux.

Aïe! F.RIBERY est de ceux-là...

22.07.2006

Errements

Il semble que N.ANELKA peine à trouver un club en adéquation avec son talent et ses ambitions. C'est sans doute que tous les grands clubs se trompent à son sujet.